Bata Shoe Museum
Navires russes arrivés à Sitka pour l'échange de couteaux, de perles et de tissus contre des peaux de loutres de mer. Vue du port de Sitka. F.K. Kittlitz, 1826-1829MAE
Navires russes arrivés à Sitka pour l'échange de couteaux, de perles et de tissus contre des peaux de loutres de mer. Vue du port de Sitka. F.K. Kittlitz, 1826-1829
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Les origines et la traite

la traite russe

Pierre le Grand recruta Vitus Bering, capitaine danois, dans le but d'explorer la mer de Béring et de découvrir de nouvelles sources de précieuses fourrures. Béring effectua une première expédition en 1728, puis une seconde en 1741, lors de laquelle il se rendit dans les régions côtières de l'Amérique du Nord, observant des campements autochtones, sans toutefois entrer en contact avec ces derniers. Dès 1750, de petits forts de traite furent établis par les Russes sur les côtes d'Amérique du Nord, pour l'échange de fourrures contre des couteaux, perles, aiguilles, et autres articles. Les peaux de loutres de mer étaient tout particulièrement recherchées et échangées contre du thé de Chine. Au cours de cette période, Pierre le Grand encouragea les explorateurs à ramener de leurs voyages des artefacts pour son musée. Par la suite, les États-Unis prirent part à la traite des fourrures dans les régions nord. En 1867, la Russie, en crise financière à cause de la guerre de Crimée, vendit l'Alaska aux États-Unis pour la somme de 7,2 millions de dollars. Les autochtones s'insurgèrent contre la vente de ce territoire qu'ils considéraient comme le leur. Les peuplades des régions côtières de l'Alaska confectionnèrent dès lors alors des vêtements et articles pour touristes témoignant de l'influence russe.
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