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  • Photographe de conservateur Ada Hopkins égalant du fil de soie a celle sur un jin lian, un soulier lotus chinois pour les pieds bandés, avant traitement de conservation.
  • Magnifying Glass

Avant de procéder au travail de conservation, la conservatrice Ada Hopkins choisit la couleur d’un fil de soie afin de l’assortir à celui utilisé dans le décor d’une chaussure chinoise pour pieds bandés, ou jin lian.
Photographie, Stephanie Draker
© Musée Bata de la chaussure, Toronto

Les matériaux

Les artefacts muséaux peuvent être fabriqués en une multitude de matériaux, les chaussures ne faisant pas exception à la règle. Chacun de ces matériaux requiert la mise en œuvre de procédures spécifiques d’entretien et d’entreposage afin de prolonger sa durée de vie. Les taux d’humidité, la température et les émanations gazeuses nocives peuvent parfois accélérer la détérioration des artefacts, parfois de façon irréversible. Les composés sulfurés présents dans l’air peuvent ainsi finir par noircir la surface des objets en argent, de la même façon que nos couverts en argent peuvent se ternir au fil du temps. La conservation implique également une connaissance approfondie des matériaux et des techniques à employer pour traiter les artefacts en vue de leur exposition, afin d’adopter l’approche la moins destructrice. Citons l’exemple des chaussures d’équitation persanes qui arrivèrent au Musée avec des parties manquantes de cuir au niveau de l’empeigne et des quartiers. Pour les consolider en vue de leur exposition, un travail de colmatage délicat fut entrepris à l’aide d’un matériau qui ne serait pas visuellement flagrant. Cette tâche fut accomplie en humectant un épais papier du Japon dont la couleur fut corrigée à l’aide de peintures acryliques, avant de le laisser sécher à l’air. Ensuite, la « peau » verte fut à nouveau humectée et des graines de moutarde furent pressées contre le papier, lestées puis laissées à sécher. Il en résulta un papier de couleur et de texture similaires au cuir grenu appelé chagrin.