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Une récompense de taille pour les objets volés : trois personnes se partageront 25 000 $ : Les pantoufles feront l’objet d’une exposition cet automne

National Post
Le vendredi 24 mars 2006
Page : A13 / MANCHETTE
Section : Toronto
Signature : Michael Peeling
Source : National Post

Les plus célèbres chaussures de Toronto prolongeront leurs 15 minutes de gloire lorsqu'elles feront l'objet d'une exposition au Musée Bata de la chaussure cet automne.

La fondatrice du Musée, Sonja Bata, a hier octroyé une récompense de 25 000 $ aux trois individus qui ont aidé à récupérer les pantoufles indiennes, l'anneau d'orteil et le bracelet de cheville remontant au XIXe siècle, volés au Musée vers la fin de l'année dernière. Les objets ont été livrés à la police un mois plus tard.

Mme Bata a aussi annoncé l'ouverture d'une exposition intitulée Une épopée de richesses : les trésors du Musée Bata de la chaussure, qui sera présentée à partir du 27 septembre. L'exposition comprendra une paire de chaussettes de soie noire portées par Napoléon peu avant sa mort.

« Nombre d'entre vous avez demandé quand les chaussures seront à nouveau exposées, a dit Mme Bata, et c'est pour cette raison que nous avons décidé de mettre sur pied une exposition spéciale. »

Les pantoufles et les bijoux jadis portés par le Nizam Sikandar Jah de Hyderabad ont été exposés dans une vitrine de façon temporaire à l'occasion de la conférence de presse.

Le directeur du Musée, Emanuele Lepri, a déclaré que les employés travaillent d'arrache-pied en vue de l'amélioration des mesures de sécurité au sein du Musée, dans la prospective de l'ouverture de l'exposition à venir et dans l'éventualité de futures tentatives de vol.

Les pantoufles volées ont été pour la première fois remarquées lorsque Renata Hamilton, la fille et l'une des employés de Tom Hamilton, qui opère un laboratoire photographique à proximité du Musée, les a aperçues dans des photos alors qu'elle était au travail. Elle a montré ces clichés à son père, qui a déclaré qu'il n'en a pas cru ses yeux quand il a réalisé qu'il s'agissait bien des pantoufles du Musée Bata de la chaussure.

Avec l'aide d'un autre de ses employés, Eduardo Ribeiro, il a décidé de tendre un piège à l'individu en question.

Lorsque l'individu qui avait apporté les pellicules est revenu chercher les épreuves, M. Ribeiro, prétendant devoir remplacer les piles d'un appareil, a pris une photo de l'individu – que M. Hamilton s'efforçait de garder occupé. Renata a également pris une photo à l'aide de son téléphone cellulaire au cas où l'appareil de M. Ribeiro n'aurait pas fonctionné.

La police a examiné les photos et procédé à l'arrestation d'un homme, actuellement en liberté sous caution, qui a été inculpé d'un chef d'accusation pour la possession de biens volés.

Les trois samaritains se partageront la récompense de 25 000 $ et utiliseront cet argent pour payer quelques factures et faire un ou deux voyages.

« Je ne m'attendais pas à une récompense », a déclaré M. Ribeiro qui utilisera l'argent pour payer ses dettes d'étudiant et pour payer le voyage de ses parents jusqu'au Portugal, où ils pourront, pour la première fois en vingt ans, visiter sa grand-mère qui est atteinte de la maladie d'Alzheimer. « Je suis ravi d'avoir été jugé digne d'une récompense », a-t-il ajouté.

Deux femmes figurant sur une autre photo ont été identifiées et ont aidé à retrouver l'homme photographié au labo de photo. Elles n'ont quant à elles pas été inculpées.

« Nous avons de toute évidence bénéficié du soutien de citoyens diligents et désireux de nous aider, a dit Mme Bata. Ils ont à cœur de faire de Toronto une ville meilleure et plus sécuritaire. »

Le détective Les Dunkley a déclaré que la police est en train d'examiner le cas de plusieurs suspects qui, selon lui, sont toujours à Toronto. Le Musée ne disposait pas de caméras de surveillance au moment du vol, et personne n'a été témoin du cambriolage. M. Dunkley a ajouté que pour cette raison, il était très difficile d'établir la culpabilité des parties, mais qu'il croyait que les autorités étaient à même de déposer d'autres chefs d'inculpations.


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24 Hours
© Droit d’auteur 2006, Sun Media Corporation

PRÉCIEUSES ANTIQUITÉS DÉROBÉES DANS UN MUSÉE

Mercredi 25 janvier 2006
Réf. : 0601242033
Édition : Toronto
Section : News (Actualités)
Longueur : 38 lignes
Page : 7
TANYA ENBERG, 24 HOURS

Un jour après avoir appelé la police pour signaler le vol d'une paire de pantoufles de calibre historique estimées à 160 000 $, les employés du Musée Bata de la chaussure à Toronto ont d contacter à nouveau les autorités.

Cette fois, pour rapporter que deux autres artefacts d'une valeur totale de 56 000 $ avaient aussi été retirés d'une vitrine abritant des bijoux.

Ces artefacts, un anneau d'orteil évalué à 11 000 $ et un bracelet de cheville d'une valeur de 45 000 $, remontant au XVIIIe siècle, sont sertis de diamants, de rubis et d'émeraudes.

Des représentants officiels du Musée ont contacté la police pour la première fois dimanche après que les remarquables pantoufles portées par un prince de l'Inde au cours des années 1790 avaient été dérobées.

Le vol de ces artefacts représente une perte financière considérable pour l'institution de la rue Bloor, fondée il y a dix ans.

La conservatrice du Musée, Elizabeth Semmelhack, a déclaré que la valeur historique des pantoufles surpasse encore le sévère préjudice financier subi.

« Il ne s'agit pas pour nous d'une question financière, a-t-elle dit. Ces artefacts sont irremplaçables. Nous avons perdu des objets sans prix. »

Elle a déclaré que le Musée n'a pas immédiatement remarqué la disparition des précieux accessoires parce que l'attention de tous était fixée sur le vol des pantoufles.

Les employés et les enquêteurs s'efforcent maintenant de déterminer comment il a été possible de subtiliser 216 000 $ d'artefacts au Musée.

« Nous n'avons certainement jamais tenté de faire du Musée un autre Fort Knox, a-t-elle ajouté. Et cela nous a réussi pendant plus de dix ans. Notre objectif a toujours été de ne pas rendre le Musée inhospitalier. »

Il est probable que cette vision d'une expérience muséale non affectée par l'omniprésence de gardes de sécurité et la surveillance excessive va désormais changer.

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Samedi 4 mars 2006

Arrestation au pied levé dans l’affaire du vol de chaussures

De JOE WARMINGTON

Cette histoire a tous les ingrédients d'un film à succès.

Inutile d'essayer de faire un pied de nez aux talentueux détectives torontois. C'est de pied ferme qu'ils ont glané des renseignements pour leur enquête auprès de deux belles jeunes femmes... dans le but de résoudre l'affaire des pantoufles volées au Musée Bata de la chaussure, situé rue Bloor.

Les jolies femmes élégamment vêtues, présentées sur le site Web de la police ce jeudi, se sont rendues au bureau de la division 52 hier — impatientes de parler. Peu après, l'affaire des pantoufles volées était résolue et les pantoufles, rendues à leur propriétaire légitime.

« C'est un véritable miracle, a déclaré Sonja Bata avec enthousiasme hier soir, dans le hall d'entrée des bureaux de police. Je ne pense pas que nous aurions pu acquérir une paire semblable. Cela valait bien un détour au commissariat. »

« Je suis si heureux pour elle, a dit son époux, Thomas. Elle était vraiment inquiète. »

Volés au mois de janvier, les artefacts de valeur historique estimés à 160 000 $ comprennent un bracelet de cheville et un anneau d'orteil en or serti de rubis. Les pantoufles remontent à 1813 et ont appartenu au Nizam Sikandar Jah de Hyderabad un monarque de l'Inde.

L'intrigue est digne d'un épisode de la Panthère rose ou de L'inspecteur Clouseau. « Nous n'aurions jamais pensé que quiconque songerait à voler des chaussures, a dit Sonja Bata. Nous examinons actuellement la question de la sécurité au Musée. »

À pas comptés, la police est partie sur les talons des suspects. « Une enquête policière intensive a été nécessaire », a déclaré le détective chargé de l'enquête, Les Dunkley qui avec son partenaire, le détective Peter Karpow, s'est servi des renseignements apportés par deux femmes ayant passé une soirée au Drake Hotel, pour dépister un suspect qui a maintenant été arrêté.

Ils étaient persuadés que ces femmes savaient quelque chose. Il ne restait plus qu'à les trouver. Sur le pied de guerre et d'un pas assuré, les enquêteurs ont graissé leurs bottes et se sont lancés sur les traces du fugitif qui, peu après, a été appréhendé dans la grande affaire du cambriolage de 2006 au Musée Bata de la chaussure.

On doit vraiment admirer le travail d'arrache-pied de ces fins limiers torontois qui ont su capturer le coupable avec l'aide des médias et du public.

Quelle a été la réaction des femmes lorsqu'elles ont vu leur photo dans les journaux? « On peut affirmer qu'elles ont été pour le moins surprises », a dit M. Karpow en riant.

L'homme inculpé dans l'affaire et les deux femmes « se connaissaient », a-t-il déclaré. La police n'a pas révélé l'identité des femmes hier soir ni leurs numéros de téléphone.

« Vous aimeriez sans doute vous aussi avoir leurs numéros de téléphone, comme tout le monde », a plaisanté un agent.

On parlera encore longtemps de cette affaire. Elle a pris de l'ampleur après qu'un individu a tiré la sonnette d'alarme et révélé de façon clandestine à un employé du Musée Bata de la chaussure que les pantoufles étaient dans une église à proximité intactes, dans un sac blanc. Peu après, une employée du Musée est allée les récupérer à la dérobée.

« Disons simplement que le quidam a été contraint de les restituer », a gloussé M. Dunkley.

L'enquête en est à ses débuts et les policiers pourraient encore tenir la bride serrée à d'autres suspects et déposer d'autres chefs d'accusation.

« Ces chaussures sont passées de main en main (ou devrions-nous dire de pied en pied?) plusieurs fois depuis leur disparition », a-t-il dit.

Quiconque a quoi que ce soit à voir avec cette affaire pourrait encore à l'avenir être inculpé même les deux femmes de la photo.

« Tout est possible », a dit M. Dunkley.

« Elles sont toutefois maintenant au bas de notre liste de suspects », a ajouté M. Karpow.

En attendant, l'unique suspect, Filip Djukic, 35 ans, qui se trouvait hier dans la salle 101 du tribunal de libération sous caution du Old City Hall, est un demandeur de statut de réfugié débouté, originaire du Monténégro, dans l'ancienne Yougoslavie. Il portait un t-shirt orné d'un motif de chaussure Puma. Il paraissait interloqué, alors qu'il se tenait dans le box des accusés de la minuscule salle du tribunal, inculpé de possession de biens volés dépassant la somme de 5 000 $.

Une atmosphère légère régnait pourtant dans la salle. « Oh, l'affaire des chaussures Bata! », s'est exclamée la juge Theresa Jewitt.

« Il est accusé du vol de chaussures, votre honneur », a déclaré l'avocat de la couronne Jeffrey Zimmerman. « Je crois qu'elles sont de pointure 8. »

Il y a eu quelques éclats de rire. Même la juge Jewitt, habituellement stoïque, n'a pu réprimer un sourire. « Si la chaussure n'est pas à son pied, il faudra l'acquitter », et autres réparties éventuelles de la défense devront pourtant attendre Jewitt a ajourné l'audience de libération sous caution jusqu'à lundi.

La fin de semaine en prison devrait s'avérer intéressante pour le suspect, car les arrestations pour possession de pantoufles volées sont assez rares.

Oubliez Thelma et Louise, ou l'affaire du meurtre, au Mexique, des deux mères de Thunder Bay. Quelqu'un devrait passer un coup de fil au réalisateur de films, Joel Schumaker, à Hollywood. La grande affaire des pantoufles volées à Toronto pourrait bien prochainement se retrouver à l'affiche d'un cinéma de votre quartier.

Vous pouvez appeler Joe Warmington au (416) 947-2392 ou le contacter par courriel à joe.warmington@sunmedia.ca
Vous avez une lettre pour le chef de la rédaction? Envoyez-la sous forme de courriel à torsun.editor@sunmedia.ca


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L’affaire des chaussures volées

Toronto Star - Toronto, Ont
Auteur : Tracy Huffman
Date : 25 janv. 2006
Début de page : B.01
Section : News (Actualités)
Compte de mots : 835

« Ces chaussures volées étaient des pièces uniques », le Musée espère que les coupables changeront d'avis; ces artefacts estimés à 160 000 $ perdront toute leur valeur, si portés.

Il s'agit d'artefacts qui témoignent de l'histoire de la royauté indienne au début des années 1800.

De facture superbe, ils sont ornés de fil d'or et d'un décor richement brodé de diamants, de rubis et d'émeraudes.

Ce sont des chaussures qui avaient été portées par un prince lors de grandes occasions à la cour.

Elles ont été volées ce dimanche au Musée Bata de la chaussure, rue Bloor ouest.

Malgré leur splendeur, ces pantoufles estimées à 160 000 $ perdront toute leur valeur si elles sont portées ou désassemblées.

« Leur valeur repose entièrement sur leur histoire, a déclaré la conservatrice Elizabeth Semmelhack. Nous n'avons vraiment aucune idée de qui pourrait bien avoir volé ces chaussures. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un crime de situation, mais plutôt d'un acte prémédité. Ma crainte est que les personnes qui les ont volées l'ont fait en pensant que l'or et les joyaux dont elles sont ornées ont de la valeur. Ce qui n'est pas le cas. »

Le Musée attire près de 80 000 visiteurs par année. Ces chaussures, exposées dans une vitrine encastrée de bois, ont été dérobées entre midi et 16 h 45, ce dimanche, durant les heures d'ouverture du Musée. La vitrine n'a pas été brisée, mais ouverte à l'aide d'outils spéciaux. Deux autres artefacts remontant au XVIIIe siècle ont également été volés : un anneau d'orteil en or, estimé à 11 000 $ et un bracelet de cheville en or évalué à 45 000 $.

La police a examiné les vitrines à la recherche d'empreintes digitales et analyse présentement les vidéos de surveillance. Le Musée a renforcé la sécurité depuis le cambriolage.

Mme Semmelhack parle avec passion des chaussures volées, portées par le Nizam Sikandar Jah de Hyderabad durant son règne, de 1803 à 1829.

« Elles faisaient partie de l'habit royal. Ces magnifiques pantoufles étaient de facture superbe. Non seulement ces chaussures nous parlaient-elles du Nizam lui-même, elles parlaient aussi du fabricant de chaussures de la cour, ainsi que de l'importance et de la fortune des Nizams de l'époque », a dit Mme Semmelhack lors d'une entrevue à côté de la vitrine où les chaussures ont été dérobées, et dans laquelle elles avaient été exposées depuis juin 2004.

« Désassembler ces chaussures détruirait leur valeur », a-t-elle continué, la voix chancelante.

« C'est le fait que ces chaussures sont en parfait état qui leur donne toute leur valeur », a dit Mme Semmelhack, les yeux remplis de larmes.

La conservatrice a avoué n'avoir aucune idée de qui aurait bien pu vouloir se les approprier.

« C'est ce qui nous intrigue. Il existe d'autres musées de la chaussure dans le monde, mais nous entretenons avec eux de très bons rapports, a-t-elle ajouté. Ces chaussures étaient des pièces uniques pour nous. Je refuse de croire qu'un autre musée accepterait de les acquérir. »

« Si ces cambrioleurs ont été engagés par un collectionneur particulier, a-t-elle dit, ce collectionneur a ici causé beaucoup de tort. »

« Il est très rare de trouver des chaussures – surtout une paire remontant à il y a deux siècles – dont on peut identifier le propriétaire... Lorsque leur propriétaire s'avère être un personnage important de l'histoire, cela ajoute une valeur incommensurable à ces chaussures. »

Le Musée a fait l'acquisition de ces chaussures auprès d'un marchand britannique en 1999. Depuis les années 1940, Sonja Bata parcourt la planète à la recherche de nouvelles acquisitions. Désireuse de présenter l'histoire au travers de la chaussure, elle a ouvert le musée de Toronto il y a 10 ans. Ce dernier abrite à l'heure actuelle 10 000 chaussures.

Ces chaussures sont richement brodées de fil d'or et présentent un bout recourbé des plus distinctif. L'arrière de la chaussure en velours est rabattu, « tel qu'il est de mise dans la tradition islamique, en raison de la nécessité d'ôter ses chaussures cinq fois par jour pour la prière », a déclaré Mme Semmelhack. Chacune des chaussures est ornée d'un décor délicat de diamants, de rubis et d'émeraudes sertis en cloisonné.

« Ces pierres précieuses étaient décoratives. Elles étaient vraiment destinées à attirer le regard. Mais les pierreries ne sont pas de qualité gemme. C'est pour cette raison que si quelqu'un les séparait des chaussures, elles n'auraient aucune valeur. De plus, cela anéantirait la valeur de ces chaussures, qui réside dans leur signification historique. »

Mme Semmelhack espère que la personne responsable changera d'avis et s'arrangera pour restituer les chaussures.

Il y a deux ans, Toronto a été le théâtre d'un autre cambriolage notoire lorsque cinq sculptures en ivoire d'une valeur de 1,5 million de dollars ont été dérobées au Musée des beaux-arts de l'Ontario. Appartenant au milliardaire Ken Thomson, les artefacts ont été apportés à un avocat deux semaines plus tard, avant d'être restitués au Musée.

Le conseil de Mme Semmelhack aux coupables?

« Il s'agit de chaussures de la royauté, qui se doivent d'être traitées en tant que telles. Elles doivent être préservées, à l'abri de la lumière du jour, elles ne doivent pas être portées, a-t-elle insisté. Ce qui est important, c'est que le Nizam les a portées il y a 200 ans. Elles ne sont pas censées l'être de nos jours. Tout ce qui pourrait altérer cette valeur historique, cette empreinte laissée dans la chaussure, ne contribuerait qu'à la dépréciation de ces artefacts. Traitez-les avec le plus grand respect. »

Toute personne disposant de renseignements peut communiquer avec le gendarme-détective Dave Dickinson au 416-808-5204, Échec au crime au 416-222-8477, ou visiter www.222tips.com.

Source : Toronto Star

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Le voleur des pantoufles du Musée Bata photographié par un laboratoire photographique de Toronto

Mis à jour le mercredi 8 mars 2006 23:27 HE

Équipe des nouvelles de CTV.ca

Le propriétaire d'un laboratoire photographique du centre-ville de Toronto espère que le Musée Bata de la chaussure envisagera de lui octroyer une récompense de 25 000 $ après que lui et ses employés ont astucieusement pris la photo d'un voleur qui s'est rendu dans son magasin le mois dernier.

Le 7 février, un client portant des lunettes de soleil et un bonnet noir s'est rendu à Korner Colour, à l'intersection de Bay et Bloor. Il s'est mis à télécharger des photos sur l'appareil de montage numérique du labo, a sélectionné les images qu'il désirait et s'est dirigé vers le comptoir pour demander cinq tirages de cinq pouces sur huit.

Tom Hamilton, le propriétaire de la boutique, a déclaré à CTV Toronto ce mercredi qu'il avait demandé à l'homme de revenir une heure plus tard. Il a dit qu'il n'avait rien remarqué d'étrange jusqu'à ce qu'il se mette à préparer les photos pour son client.

« La première photo que j'ai aperçue a été celle des pantoufles, de l'anneau d'orteil et du bracelet, et j'ai immédiatement réalisé ce dont il s'agissait », a-t-il déclaré lors d'une entrevue avec Dana Levenson, de CTV Toronto.

M. Hamilton a dit qu'il s'est retrouvé stupéfait à la vue des images de ces pantoufles dorées aux bouts recourbés, remontant au XIXe siècle, du bracelet de cheville en or serti de rubis et de l'anneau d'orteil – ayant jadis appartenu à un monarque de l'Inde et estimés au total à 205 000 $ – qui avaient été subtilisés en plein jour, au Musée Bata de la chaussure lors d'un cambriolage audacieux ce mois de janvier.

M. Hamilton a affirmé savoir qu'il devait agir vite, et que c'est pour cette raison qu'il a concocté, avec l'aide de son personnel, un plan visant à photographier l'homme en question lorsqu'il reviendrait chercher ses photos. Au retour du quidam, M. Hamilton a distrait son attention au comptoir pendant qu'Ed Ribeiro, l'un de ses employés, a pris sa photo à l'aide d'un appareil numérique.

« J'ai essayé de choisir le meilleur angle pour le photographier, a déclaré M. Ribeiro à CTV Toronto, mais je ne suis pas parvenu à régler l'ouverture de façon à obtenir une image nette ». La photo sombre montre le profil d'un homme se tenant près du comptoir et portant de grandes lunettes noires, un bonnet et un manteau de couleur foncée.

Au départ de l'homme, Renata, la fille de M. Hamilton, a téléphoné à la police et des tirages des photos montrant les objets volés ont été donnés aux agents de police. Les photos, dont une montrant deux femmes alors considérées par la police comme étant des personnes d'intérêt, ont été diffusées aux médias et ont fini par résoudre l'affaire des objets volés. Selon la police, les femmes en question n'avaient rien à voir avec cette affaire.

Des représentants du Musée Bata de la chaussure ont déclaré être réjouis du fait que les précieux objets ont été retrouvés et ont mentionné que les actes de M. Hamilton allaient être pris en considération pour la récompense de 25 000 $.

Vendredi dernier, Filip Djukic, âgé de 35 ans, s'est rendu à la police et, 12 heures plus tard, le Musée a reçu un appel anonyme révélant que les objets volés avaient été placés dans un sac, de l'autre côté de la rue, devant une église.

M. Djukic, originaire du Monténégro, a été inculpé d'un chef d'accusation pour la possession de biens évalués à plus de 5 000 $, acquis à la suite d'un acte criminel. On lui a accordé la liberté sous caution, mais il demeure en garde à vue en raison d'une question liée à l'immigration.


Blogue de Madame Talon
Lundi 5 mars 2006

Les trésors volés au Musée Bata

Le Musée Bata de la chaussure a récemment perdu l'un des trésors de sa collection, une paire de pantoufles ornées de joyaux, ayant jadis appartenu au Nizam Sikandar Jah de Hyderabad, un monarque de l'Inde. Au mois de janvier, en fin d'après-midi, des voleurs ont quitté le Musée Bata en emportant avec eux des chaussures, un bracelet de cheville et un anneau d'orteil. Le vol a été estimé à 316 000 $.

Heureusement pour le Musée, ces voleurs ne brillaient pas par leur intelligence. Après avoir volé les chaussures, ils les photographièrent et sur la même pellicule, ils prirent des photos d'une soirée à laquelle ils participèrent au Drake Hotel. Ces photos montrent des femmes essayant les chaussures volées, à la manière de Cendrillon. Comble de la stupidité, les coupables apportèrent leur pellicule à développer chez Tom Hamilton, photographe situé à proximité du Musée Bata de la chaussure. Le photographe reconnut les fameuses chaussures volées et contacta les autorités.

La police décida alors d'afficher une photo des deux charmantes jeunes femmes sur son site Web, convaincue qu'elles détenaient des informations concernant le vol. Les deux femmes ne tardèrent pas à se rendre au bureau de police et renseignèrent les détectives sur les hommes présents à cette soirée. Le brillant travail d'enquête qui s'ensuivit de la part des détectives de la police de Toronto permit de les rapprocher des pantoufles volées.

À la même période, un homme d'origine européenne, à l'accent slave fort prononcé, téléphona au Musée pour déclarer que les deux jeunes femmes étaient innocentes et que les pantoufles avaient été placées dans un sac en plastique de l'autre côté de la rue, en face d'une église. Deux membres du personnel du Musée décidèrent de jouer aux détectives et partirent à la recherche du sac en plastique, qu'ils découvrirent renfermant les pantoufles et les bijoux dérobés, tous en parfait état.

Pour le Musée, le vol de ces artefacts aurait constitué une perte considérable pour sa collection, toutefois, grâce à l'aide de la communauté et de la police torontoises, les pantoufles dorées ont à nouveau rallié les rangs des richesses du Musée.