Les fines bottes étanches en peau de phoque, telles que celles-ci, fabriquées par Angootealuk, de Coral Harbour (Salliq), sont des plus prisées par les chasseurs, dans tout l'Arctique canadien.
1986
BSM P88.164

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  • Lithographe de femmes inuites iglulik, vêtues de l'amauti et de jambières traditionelles en peau.
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Lithographie représentant des femmes inuites iglulik, vêtues de l'amauti et de jambières en peau de facture traditionnelle.
George Lyon, 1874.
Bibliothèque et Archives Canada, C-25704

Les Inuits iglulik

Les kamiks des Inuits iglulik

Les peaux de phoques et de caribous sont celles principalement utilisées par les Inuits iglulik pour la fabrication des bottes. La peau du corps et des pattes du caribou sert à la confection de bottes pour la chasse par temps froid, tandis que les bottes en peau de phoque non épilée, ou niururiak, sont portées à l'automne ou en hiver, par temps froid et sec. Les bottes en peau de phoque rasée, ou maaktaliik sont portées par temps humide et sont spécifiquement conçues pour la chasse ou les excursions par grand froid ou dans des conditions humides. Une bonne paire de bottes augmente les chances de survie sur le territoire et accroît donc les possibilités d'une chasse fructueuse. En période de carence de matières premières, les peaux usagées ayant servi à la fabrication des kayaks étaient parfois utilisées pour confectionner des kamiks étanches. Au début du XXe siècle, les femmes iglulik portaient des jambières en peau de caribou dotées de poches dans lesquelles elles rangeaient les articles nécessaires. Les jambières se prolongeaient à partir du dessus de la botte jusqu'à mi-cuisse et se rattachaient à une ceinture.