Bata Shoe Museum
Urang Dolma formant la première boucle.
Urang Dolma formant la première boucle.

Diversité et continuité

étude sur le terrain : fabrication de chaussures en fibres végétales à Leh

En juin 1999, une équipe de chercheurs de la Fondation du Bata Shoe Museum dirigée par M. Sanjay s'est rendue à Mamali et dans la région de Leh (État de Jammu-et-Cachemire) afin de se documenter sur les procédés de fabrication traditionnelle de chaussures. L'équipe a pu observer la fabrication de chaussures d'été en paille tressée. À Karpat, près de Leh, les artisans Urang Dolma, Asha et leurs collègues ont décrit et montré aux chercheurs comment ils confectionnent les kapulas.

Méthode de fabrication

  1. L'artisane forme une boucle à l'une des extrémités de la corde de lambchua. Assise sur le sol, jambes étendues, elle forme quatre autres boucles d'égale longueur en les passant dans la première boucle. Elle utilise son pied comme point d'appui et sa jambe pour régler la tension nécessaire au tressage.
  2. Elle utilise une seconde corde de lambchua et commence le tressage en partant de la boucle de départ la plus proche d'elle. Elle obtient ainsi le talon de la chaussure.
  3. Le bout de la chaussure, qui se termine en pointe, prend forme durant le tressage. Trois ou quatre paires de boucles sont également créées sur les côtés; elles formeront le quartier et le contrefort de la chaussure.
  4. L'empeigne, appelée nokh, est préparée séparément à l'aide d'une autre boucle de lambchua fixée au pied de l'artisane. Ces brins sont tressés avec de l'herbe (charas) naturelle et teinte. Une longueur d'environ trente-cinq centimètres de la boucle de lambchua est laissée exposée. Quand le nokh atteint environ vingt-cinq centimètres, l'extrémité est cousue à l'intérieur du bout de la chaussure.
  5. Les quatre boucles de départ formant la « chaîne » de la semelle sont alors divisées et fixées à l'aide d'une aiguille aux boucles latérales supplémentaires afin de former le quartier et le contrefort.
  6. L'artisane utilise les longs flottés de brins de charas pour rattacher, à l'aide d'une aiguille, l'empeigne aux côtés. Ces flottés forment la tige de la chaussure.
  7. Parfois, une bande de tissu de coton est fixée au contrefort pour mieux soutenir le talon.

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