Bata Shoe Museum
Peau fumée artisanale, perles de verre, piquants de porc-épic, coton, étain, crin de cheval, tendonSioux, 1880Ôø‡1910BSM P88.24
Peau fumée artisanale, perles de verre, piquants de porc-épic, coton, étain, crin de cheval, tendon
Sioux, 1880Ôø‡1910
BSM P88.24

Les matériaux et les techniques

la décoration

Dans la tradition, les femmes ornaient les mocassins qu'elles confectionnaient à l'aide de pigments indigènes à leur région ou au moyen de piquants de porc-épic. Les peaux étaient ainsi parfois frottées avec ces pigments naturels afin de teindre ces dernières. Le décor aux pigments était des plus populaires de par les Plaines du sud. Les piquants de porc-épic, animal non indigène aux grandes Plaines, étaient pourtant fort prisés dans le décor des chaussures. Il s'agissait là d'un produit de traite. C'est par le biais de ces réseaux de traite bien établis que les perles de fabrication européennes pénétrèrent par la suite la région des Plaines. L'utilisation des piquants de porc-épic fut peu à peu délaissée avec l'introduction des perles, et de nombreux motifs traditionnels furent reproduits au perlage. Les mocassins de belle facture, à décor de piquants de porc-épic ou perlés, constituaient alors des cadeaux de valeur pour les proches et les invités de marque.
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