• top frame 
  • photographie d'un homme debout dans la neige, portant des raquettes.
  • Magnifying Glass

Femmes gwich'in près de Rampart House, Yukon, à la frontière entre l’Alaska et le Canada, fin années 1920. Collection Claude Tidd, Archives du Yukon.
Fonds Claude Tidds, 7324

Le vêtement des Athapascans

Le vêtement d’hiver traditionnel

« Avant de découvrir le lainage de feutre, ils utilisaient la peau de lapin... Je me souviens que ma mère avait tanné la peau d’un vrai lapin des bois, elle l’avait tannée pour en envelopper ses petits pieds. »
Jane Dragon, Fort Smith, T. N.-O., 1993

Dans la tradition, on portait un pantalon-mocassin fait de fourrure souple. Il procurait une excellente protection contre le froid, la neige et le vent, en plus d’être bien adapté au port de raquettes à neige. Au XIXe siècle, les bottes en peau et fourrure, ainsi que les mocassins à rabats de cheville portés avec des bas, remplacèrent peu à peu le pantalon-mocassin.

Par temps très froid, les pieds avaient besoin d’être isolés davantage. Les peaux de lièvre d’Amérique étaient alors souvent utilisées comme doublure intérieure de la chaussure d’hiver. La peau était entièrement enlevée et enveloppée autour des pieds, côté fourrure vers l’intérieur. En séchant, la peau prenait alors la forme des pieds de l’individu qui la porterait. Parfois aussi, des lanières souples de fourrures de lièvre, de caribou ou de castor étaient enveloppées autour des pieds à cette même fin.