• top frame 
  • photographie de Mme Loutit séparant du tendon de caribou pour faire du fil.
  • Magnifying Glass

Mme Loutit séparant du tendon de caribou pour faire du fil, Fort Providence, Territoires du Nord-Ouest, 1984.
Photographie, Tessa Macintosh.
Archives T.N.-O./G-1995-001:5301.

  • top frame 
  • D'une série de photos illustrant la production de mocassins carrier.
  • gallery icon

Production de mocassins carrier.
Mocassins fabriqués par Martha Patrick, 1978, Smithers, Colombie-Britannique.
Photographie, Ray Webber.
© Musée Bata de la chaussure

Les matériaux pour les vêtements

Les matériaux traditionnels pour la couture et la décoration

« ...Ma mère fabriquait tout. Quand un orignal était tué, elle en prélevait le tendon et le suspendait pour sécher. Une fois séché, elle le séparait en fils. C’est comme ça qu’elle préparait le tendon… Le tendon est généralement dur à l’avant et plus souple à l’arrière. On tord la partie dure pour obtenir une extrémité pointue. Ainsi, quand on perce un trou dans la peau à l’aide d’une alêne, on insère cette extrémité au travers de la peau pour la coudre. »
Sarah Hardisty, Jean Marie River, Territoires du Nord-Ouest, 1994

Les vêtements étaient cousus à l’aide de fil de tendon. Pour fabriquer le fil de tendon, on nettoyait par grattage le tendon dorsal d’un orignal ou d’un caribou. Le tendon était alors séché et séparé en fils plus fins. La couturière humectait le tendon, puis le tordait en le faisant rouler sur sa jambe. Pour coudre, elle transperçait l’épaisseur des deux pièces de peau à l’aide d’une alêne bien aiguisée (faite d’os d’oiseau ou de tout autre animal), pour y faire passer le tendon.

Le décor des vêtements était réalisé grâce à d’autres matériaux naturels : poil, rémiges et piquants de porc-épic, graines, plumes et ocre. Les feuilles, l’écorce, les fleurs, les baies et le charbon étaient utilisés en guise de teintures naturelles.