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  • Esquisse d'un conducteur d'attelage de chiens métis.
  • Magnifying Glass

Métis, conducteur d’attelage de chiens fumant la pipe et tenant un manteau en peau de buffle,
lac LaBiche, Alberta. 1895
Archives Glenbow, NA-1185-6

La traite des fourrures pénètre le Nord

L'influence des Métis

« Les jeunes gens imitent de maintes façons, allant de leur coupe de cheveux au style de leurs vêtements, les Métis canadiens-français qui travaillent aux postes de traite anglais. »
Père Émile Petitot, 1876. Tiré de : Monographie des Déné-Dindjié. Paris.

Au XIXe siècle, les Métis dont les origines émanaient de la région de la rivière Rouge, au Manitoba, contribuèrent de façon significative au changement qui allait s’opérer dans la mode vestimentaire et les arts décoratifs dénés. À l’amorce de la traite, les Métis de la rivière Rouge arrivèrent dans le Nord en tant que canoteurs et porteurs dans les brigades des fourrures. Par la suite, de nombreuses familles métis émigrèrent vers le Nord. Elles apportèrent avec elles leur engouement pour les vêtements aux couleurs vives, ainsi qu’une tradition décorative privilégiant les motifs de fleurs, lourdement influencée par les enseignements des religieuses des écoles de missionnaires de la région du lac Winnipeg. Dans ces écoles, les filles apprenaient les techniques de la broderie et les motifs que les religieuses elles-mêmes avaient appris dans leur jeunesse, en Europe (surtout en France). Les femmes métis contribuèrent à l’émergence d’un style artisanal nouveau et distinctif en personnalisant leur art par le biais de leurs propres techniques et matériaux.