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  • photographie d'une fillette fabricant des mocassins aux décors variés.
  • Magnifying Glass

Fabrication de mocassins à Fort Nelson, C.-B., juillet 1949.
Photographie, Richard Harrington.
Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson,
Archives provinciales du Manitoba, 1987/363-l-39 (N7312)

Les premiers pas de jeune femme

Les Athapascans ne pratiquent plus ce rituel d’isolement des filles à la puberté, toutefois, de nombreuses femmes se souviennent encore l’avoir vécu.

« Je me souviens de ma grand-mère — quand elle m’a appris à coudre, elle disait toujours : « Quand tu couds, tu dois faire de ton mieux, même si tu penses que la couture ne sera pas visible. Si tu couds quelque chose pour quelqu’un d’un autre village, les gens, là-bas, vont inspecter l’envers de ton ouvrage afin d’en examiner les coutures et de voir si le travail a été bien fait. » Eliza Jones, koykon de Nelson, The Athabaskans, Richard K. Nelson 1983:21

« Les fillettes doivent apprendre à coudre les mocassins et d’autres articles. Elles doivent s’asseoir et coudre et bien penser à ce qu’elles doivent faire, parce qu’un jour, elles auront besoin de savoir le faire. Il n’y aura pas de machines qui pourront leur dire comment découper les peaux. Quand j’ai commencé à apprendre, j’avais huit ans et cela m’a pris une semaine pour me confectionner une paire de mocassins. »
Cruikshank, Julie. Athapaskan women: Lives and Legends. 1979:11

« Quand j’ai commencé à coudre des mocassins, je n’étais pas très habile, alors je pleurais. Après une année, je me suis mise à m’améliorer. »
Elizabeth Horesay, Fort Simpson, extrait du livre de Tsetso, Barb. The Nats'enelu Society.