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  • photographie de Madeleine Canadian coupant l'extrémité des capitons de poil d'orignal.
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Madeleine Canadien coupant l’extrémité des capitons de poil d’orignal
Fort Providence, Territoires du Nord-Ouest, 1984
Archives T.N.-O./G-1995-001: 5548

Les premiers pas de jeune femme

Le capitonnage en poil d’orignal

Bien que l’utilisation du poil d’animal ait été répandue chez les Athapascans depuis les temps anciens, la technique du capitonnage ne prit forme que vers 1918. En capitonnage, les motifs de fleurs et de feuilles sont créés par le biais de la pose de petites touffes de poil d’orignal sous un point de bouclette. On tirait ensuite sur la boucle pour la refermer et fixer les poils. Les poils étaient ensuite étalés d’un côté et de l’autre du point et coupés à l’aide de ciseaux pour donner un pétale bombé et soyeux.

C’est à Mme Boniface Lafferty, Métis des Territoires du Nord-Ouest, que l’on attribue l’introduction du capitonnage en poil d’orignal. Elle transmit la technique à sa belle-fille, Celine Lafferty, qui à son tour l’enseigna à une religieuse nommée Sœur Beatrice Leduc. Sœur Leduc l’enseigna alors pendant de nombreuses années dans le pensionnat de Fort Providence, Territoires du Nord-Ouest, où beaucoup de jeunes filles métis et autochtones apprirent à la maîtriser.